La maladie de la mort
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La maladie de la mort

De Marguerite Duras


Extrait

Affiche - Flyer

L'histoire

Notes d'intention

Environnement sonore

Équipe artistique

Bibliographie

Partenaires



Extrait

« Vous dites que vous voulez essayer, essayer plusieurs jours peut-être.
Peut-être plusieurs semaines.
Peut-être même pendant toute votre vie.
Elle demande : Essayer quoi ?
Vous dites : D’aimer. »
MD

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Affiche - Flyer

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L'histoire

Un homme paie une femme, pendant plusieurs jours et plusieurs nuits.
Durant cette progression des gestes vers l'acte d'amour, la maladie se déclare irrémédiable, la femme lui révèle qu’il est atteint de « La maladie de la mort ». Elle lui révèle son absence à la vie.

« Vous lui demandez : En quoi la maladie de la mort est-elle mortelle ? Elle répond : En ceci que celui qui en est atteint ne sait pas qu’il est porteur d’elle, de la mort. Et en ceci aussi qu’il serait mort sans vie au préalable à laquelle mourir, sans connaissance aucune de mourir à aucune vie ».
Extrait de « La maladie de la mort » - MD

La maladie de la mort est un texte sur l’impossibilité d’aimer, l’immobilité du sentiment, l’impossible rencontre des corps.
Il est une parole mystérieuse, incantatoire.
Une expérience initiatique où l’un tente de faire l'apprentissage de lui-même à travers les mots de l'autre. Cette présence de l’autre n'est là que pour mieux exprimer son absence, la difficulté de l'atteindre et de s'atteindre soi-même.


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Notes d'intention

Aucune mise en dialogue ne sera envisagée.
L’histoire sera racontée par un homme et une femme devenant ainsi les passeurs, maintenus ensemble et séparément à cette parole qui les traversera et qui révèlera aussi leur différence.
Je souhaite insister sur l’acte de maintenir cette parole suspendue, en tension, sans montrer ce que le récit raconte. Le « manque à voir » sur lequel l’écriture repose entraîne une présence en creux, invitant ainsi chaque spectateur à s’interroger sur la relation au désir, et sur sa relation à l’autre.
De plus, le texte puise sa richesse dans l’économie de l’écriture, ce qui en fait sa force, confère une place importante à la parole, à la voix, et seuls les mots deviennent propices à l'imagination, à la visualisation.
Les voix révèleront les mouvements de la pensée, elles seront le lieu du sensible.
Elles deviendront paroles du corps, feront corps avec l’écriture et révèleront ainsi « le caractère universel de l’intimité de ce texte ».

Pourquoi un homme et une femme, énonciateurs de l’histoire ?
Pour la présence du féminin et du masculin dans l’acte de dire, dans l’acte de confier, dans l’acte de se soumettre aux mots, dans l’acte d’appartenir aux silences.
Pour révéler leur différence, leur solitude.

« Au-delà des personnages, au-delà du « VOUS », du « TOI » c’est à TOUS que le narrateur s’adresse, à nous tous, hommes et femmes, que l’amour ne cesse d’interroger (…) ».
Aliette Armel (Ecrivain et critique au Magazine littéraire)


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Environnement sonore

"L'écriture musicale pour « La maladie de la mort » nécessite l'immersion du spectateur dans le son par une spatialisation fine et précise.
Les voix des comédiens grâce aux amplifications/traitements ainsi que les trames sonores/musicales constituent un seul et même élément en mouvement où l'audible et l'inaudible se rejoignent autour du silence."
Jean-Marc Weber


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Équipe artistique

Auteur
Marguerite DURAS
Direction artistique et Mise en scène
Sandrine GIRONDE
Collaboration artistique - regard extérieur
Sibel KILERCIYAN
Interprétation
Quentin OGIER
Marie de BAILLIENCOURT
Composition sonore et traitement de la voix
Jean-Marc WEBER
Scénographie et création visuelle
Olivier IRTHUM
Création lumière
Jérôme LEHERICHER
Regard sur le mouvement
Nathalie SIMON
Création costume
Cathy ROULLE

Remerciements à Cécile HANANIA et à Eliane SIMON pour leur collaboration


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Bibliographie

Documentation utilisée pour la réflexion sur « La maladie de la mort »
à télécharger ici >


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Partenaires

Coproducteurs :
CCAM - Scène nationale de Vandoeuvre
TRANSVERSALES - Théâtre de Verdun
Cie l’escalier

Résidences :
Théâtre Gérard Philipe - Scène conventionnée à Frouard
CCAM - Scène nationale de Vandoeuvre
TRANSVERSALES - Théâtre de Verdun

LES BROUILLONS DE QUINT’EST
Le projet « La maladie de la mort » a été retenu pour faire partie des « Brouillons de Quint’Est » qui s’est déroulé les 11 et 12 décembre 2008 au Nouveau Relax à Chaumont.

Projet soutenu par la DRAC Lorraine, la Région Lorraine, Le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, la Mairie de Nancy
et le TGP – Scène conventionnée pour les arts de la marionnette et les formes animées


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